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Ils allaient obscurs à travers l'ombre sous la nuit solitaire 2006, 9 minutes, hongrois

musique / Charles Aurambault

voix-off / György Làszlo

son et mixage / Aymeric Castaing

production / Empyre et Cédric Delannoy
                  avec le concours du forum des images

 

Centre Pompidou / Pocket film festival / 2007

 

NOTE /

    Réalisé durant l’été 2006, Ils allaient obscurs... est un film né de ses contraintes. Tourné avec un téléphone portable pour l’image et une partie du son, le film est un jeu avec le medium; trouver comment une image numérique de mauvaise qualité peut tenir le passage à l’écran et quelle dialectique peut s’instaurer entre l’extrême mobilité de la prise de vue et l’archaïsme de la salle de cinéma.

    L’argument du film vient rencontrer le dispositif. Un vampire contemple le lever du soleil. Le spectateur à travers son regard assiste à la mort du personnage. Le film s’inscrit dans la longue tradition du film de vampire se plaçant pour une fois du coté de la créature, en vertu de la sympathie et de la proximité qu’il entretient avec la figure du cinéphile, une autre créature vivant dans le noir, éclairée par des reflets trompeurs et dépendante de ceux qui vivent à l’exterieur. Tout vampire est un cinéphile mais cette proposition est reversible.

   Le titre, l’un des vers les plus fameux de Virgile, évoque également Nosfertatu: “Passé le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre”. Il décrit l’entrée d’Énée aux enfers. Accompagné de la sybille de Cume, Énée descend aux enfers pour y rencontrer son père Anchise. L’experience, comme toute séance de cinématographe est à la fois un voyage et un songe.

    Si l’identité du narrateur est allusive et si, en voix-off, le vampire ne se nomme pas, c’est que le film l'élude pour se concentre sur la progression lumineuse, du noir total à une lumière qui brûle la pellicule, qui troue la vision. Sans rien montrer le film se joue dans les plis de l’image, dans le bruit vidéo.

   Le monologue d’introduction est en hongrois. La musique qui accompagne l’ensemble du film a été improvisée sur les images durant une unique session studio. La post-production audio et vidéo privilégie l’urgence afin de prolonger la légéreté de mise au moment du tournage. La bande son vise aussi à court-circuiter le travail sur la durée des plans. La linéarité inéluctable du dernier plan est ainsi fragmentée, ramifiée par le mouvement erratique de la musique.


NOTE /

    Shoot during the summer 2006 with a cell phone, Darkling they went... plays with the poor image of this tool, trying to find a creative relation between the low quality and extreme mobility of the phone and the 'archaïsm' of classical cinema.

    The film argument meets the dispositive. A vampyr watch the sunrise. The sepctator views its death. This film find its way among the long tradition of the vampyr's movies but for once is seen from the side of the creature, partly because cinephile and vampyr share a common situation, bothliving in the dark an eternal life through the life of other people. All vampyr are cinephile, but the proposition is reversible.

   The title, from a famous verse by Virgil, describe Aeneas entering in hell to meet his deceased father. The experience as any screening is both a journey and a dream.

    If the identity of the narrator is only evocated and if the action is suspended, it is to focus on the evolution of light, from a total obscurity to a burning sunlight, making a hole in the image itself.

 

 

 

       
       
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